But de la vie
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Je repensais cette semaine au but de ma vie, à mes activités, et à celles qui devraient faire partie de ma nouvelle vie. L’idée générale était d’aider les autres, de changer le monde. Dans le système des Gene Keys*, les deux premières clés génétiques de ma Séquence d’activation sont le 39 et le 38. Deux aspects violents de la personnalité humaine. Dans l’ombre*, le 39 est la Provocation et le 38 la Lutte. Dans le talent*, le 39 est le Dynamisme et le 38 la Persévérance. Pour moi, le Dynamisme signifie que j’ai besoin de faire un travail créatif, et un travail que j’aime, pour trouver mon énergie, et je sais que quand je décide de faire quelque chose et m’y attèle, je suis capable de beaucoup de Persévérance. Ce qu’il faut que j’évite à tout prix, ce sont les périodes de doute et d’inactivité. Pour le 39 et le 38, j’ai la ligne 6. Pour le 39, cela signifie enseigner, changer la façon dont les gens pensent. Le siddhi* du 39 est la Libération : penser autrement, créer une nouvelle vie est une libération, pour moi, pour les autres, pour le monde. Mais cela demande souvent de la Provocation, et toujours de l’énergie (Dynamisme). Pour le 38, les mots clés de la ligne 6 sont éducation et lâcher-prise (surrender). Éducation, pour moi, cela signifie que je n’aurai jamais fini d’étudier, ce n’est pas le moment d’arrêter ; dans mon cas, je ne crois pas qu’il y ait une réalisation appelée la « fin de l’étude », comme dans le bouddhisme tibétain. L’éducation, c’est aussi transmettre ce qu’on a appris, en particulier aux enfants, aux jeunes, qui sont les générations de demain. Lâcher prise, j’ai l’impression que cela signifie ne pas avoir d’attentes, ne pas rechercher un résultat ou une reconnaissance à court ou moyen terme, car le but de ces études et de leur transmission ne se manifestera que bien au-delà de cette vie. Cela donne du sens aussi au siddhi du 38, l’Honneur, un mot qui était toujours resté mystérieux pour moi. Surrender signifie aussi se rendre, se soumettre, se sacrifier, en accomplissant une tâche supérieure à soi, à laquelle on s’adonne de tout cœur, totalement, bénévolement et avec dignité. C’est une réponse spontanée à la vie, fondée sur un amour inconditionnel pour tous les êtres : la Grande activité du mahayana* !
Les choses sont déjà plus claires, avant qu’elles le deviennent complètement dans la suite du Deep Dive, avec le siddhi du 51, l’Éveil, et celui du 57, la Clarté. Continuer à étudier, à regarder, à contempler, à m’émerveiller… à partager mes découvertes et à en tirer la quintessence dans mes écrits, ou ma peinture. Une manière de partager ce que j’ai à transmettre, ce sont mes sites internet, même si pour l’instant ils sont peu visités. Je m’y suis remis hier. J’ai migré le site Marlène-et-le-jeu-de-la-vie, j’ai refait un site Guide-du-bonheur, j’ai commencé le site Pierre-Wittmann-livres et un nouveau site Ma-nouvelle-vie. Je me rends compte que pour que toutes ces informations, ces idées, ces créations trouvent une plus large audience, j’aurais besoin d’aide. C’est une des choses que je dois manifester dans ma nouvelle vie ! Sans présager de la forme, entre le matériel, le virtuel et le quantique, que cette aide va prendre. Pour l’instant, je les rends disponibles à ces différents niveaux. Le niveau matériel, ce sont les livres et les tableaux : je m’en détache. Le niveau virtuel, ce sont les sites, l’internet : que vaut-il ? Est-il fiable à long terme ? J’en doute un peu, peut-être moins que le niveau matériel, en tout cas dans ce monde matériel à trois dimensions. Et n’est-il pas encore complètement lié au matériel ? Pour le moment, il semble être la solution pour sauvegarder une infinité de connaissance. Mais c’est une manière artificielle, créée par l’homme, qui pourrait disparaître complètement du jour au lendemain, si la nature en décide ainsi. Quand on voit que les turbulences émotionnelles produites par un petit virus mettent déjà en danger l’équilibre précaire de nos sociétés. Le niveau quantique : il reste à explorer. C’est probablement l’avenir, et le seul qui soit valable dans toutes les dimensions.
La pérennité des choses matérielles, des données virtuelles, de nos idées, à laquelle l’homme donne une si grande importance, est un concept bien aléatoire, dont il serait sûrement plus sage de se détacher. Quand je pense à la liberté et la légèreté que j’ai ressenties après la dissolution de mes possessions matérielles en France, j’imagine la libération que serait la dissolution de mes possessions virtuelles, les centaines de milliers de fichiers qui sont sur mon ordinateur. Et il suffit de quelques clicks pour non seulement s’en débarrasser, mais les anéantir complètement à jamais. Alors que les livres, les tableaux, les meubles… je m’en suis débarrassé, mais ils continent leur existence, quelque part. C’est le propre du matériel, il est difficile à détruire. Les pyramides construites par nos lointains ancêtres sont toujours là ; et nos centrales nucléaires, nos autoroutes, nos immeubles en béton, je me demande si ce qui en restera dans dix ou quinze mille ans suscitera l’admiration de nos descendants. J’en doute !
* Gene Keys : littér. clés génétiques. J’ai utilisé la traduction française pour désigner les 64 aspects de la personnalité humaine décrits par Richard Rudd (qui correspondent aux 64 codons du code génétique humain, aux 64 hexagrammes du Yi Jing et aux 64 portes du Human Design). J’ai gardé l’anglais Gene Keys pour désigner le système et les enseignements développés par Richard Rudd, l’organisation qu’il a mise en place pour les diffuser et le titre de son livre.
* Ombre, talent, siddhi : fondation du système des Gene Keys développé par Richard Rudd, le Spectre de la conscience révèle que chacun des soixante-quatre aspects de la personnalité humaine (symbolisé par une clé génétique, un hexagramme du Yi Jing ou une porte du Human Design) comporte trois attitudes fondamentales qui correspondent à trois niveaux de conscience : une attitude négative (celle de la victime) : l'ombre ; une attitude positive (celle de l'être en chemin) : le talent ; et une attitude éveillée (celle de l'être accompli qui a transcendé la dualité des deux autres) : le siddhi. Chaque clé génétique comporte six lignes (les six lignes de l’hexagramme du Yi Jing), qui ajoutent leur coloration particulière et déterminent une stratégie spécifique dans la façon de gérer chacun des aspects de notre personnalité.
* Mahayana (sanscrit) : littér. grand véhicule. Une des deux grandes branches du bouddhisme – avec le theravada, ou bouddhisme ancien – qui s’est développée en Inde à partir du premier siècle avant J.-C. Le mahayana comprend toutes les écoles tardives du bouddhisme qui se sont répandues par la suite en Chine, au Japon et au Tibet. Alors que le theravada met l’accent principalement sur la vie monastique et la libération individuelle, l’adepte du mahayana aspire à l’illumination pour œuvrer à la libération de tous les êtres. Cette attitude est incarnée par le bodhisattva, dont la vertu principale est la compassion.
1er mars 2020, Chiang Mai
Purpose of Life
This week I was reflecting on my purpose in life, my activities, and those that should be part of my new life. The general idea was to help others, to change the world. In the Gene Keys system*, the first two genetic keys in my Activation Sequence are 39 and 38. Two violent aspects of the human personality. In the Shadow*, 39 represents Provocation and 38 Struggle. In the Talent*, 39 represents Dynamism and 38 represents Perseverance. For me, Dynamism means that I need to do creative work, and work that I love, to find my energy, and I know that when I decide to do something and commit to it, I am capable of great Perseverance. What I must avoid at all costs are periods of doubt and inactivity. For 39 and 38, I have line 6. For 39, it means teaching, changing the way people think. The siddhi* of 39 is Liberation: thinking differently, creating a new life is liberation—for me, for others, for the world. But this often requires provocation, and always energy (dynamism). For 38, the keywords of line 6 are education and surrender (surrender). Education, for me, means that I will never finish studying; it's not the time to stop. In my case, I don't believe there's a realization called the "end of study," as in Tibetan Buddhism. Education is also about passing on what one has learned, especially to children and young people, who are the generations of tomorrow. Letting go, I feel, means having no expectations, not seeking results or recognition in the short or medium term, because the purpose of these studies and their transmission will only manifest itself well beyond this life. This also gives meaning to the 38th siddhi, Honour, a word that had always remained mysterious to me. Surrender also means surrendering, submitting, sacrificing oneself, by accomplishing a task greater than oneself, to which one devotes oneself wholeheartedly, completely, voluntarily, and with dignity. It is a spontaneous response to life, founded on unconditional love for all beings: the Great Activity of Mahayana*!
Things are already clearer, before they become completely so in the continuation of the Deep Dive, with the 51st siddhi, Awakening, and the 57th, Clarity. To continue studying, observing, contemplating, marvelling… to share my discoveries and extract their essence in my writing or painting. One way I share what I have to convey is through my websites, even if they don't get many visitors yet. I started working on them again yesterday. I migrated the Marlène-et-le-jeu-de-la-vie website, redesigned the Guide-du-bonheur website, started the Pierre-Wittmann-livres website, and a new Ma-nouvelle-vie website. I realize that for all this information, these ideas, these creations to reach a wider audience, I would need help. It's one of the things I must manifest in my new life! Without prejudging the form this help will take—sometimes material, sometimes virtual, sometimes quantum—for now, I'm making them available on these different levels. The material level is books and paintings: I'm detaching myself from them. The virtual realm encompasses websites and the internet: what is its value? Is it reliable in the long term? I have some doubts, perhaps less than the physical realm, at least in this three-dimensional material world. And isn't it still completely bound to the physical world? For the moment, it seems to be the solution for safeguarding an infinite amount of knowledge. But it's an artificial, man-made system that could disappear completely overnight, if nature so decides. Just look at how the emotional turmoil caused by a tiny virus is already jeopardizing the precarious balance of our societies. The quantum realm: it remains to be explored. It is probably the future, and the only one that holds true across all dimensions. The permanence of material things, virtual data, and our ideas, to which humanity attaches such great importance, is a rather arbitrary concept, one from which it would surely be wiser to detach ourselves. When I think of the freedom and lightness I felt after dissolving my material possessions in France, I imagine the liberation of dissolving my virtual possessions, the hundreds of thousands of files on my computer. And it only takes a few clicks to not only get rid of them, but to annihilate them completely forever. Whereas books, paintings, furniture… I got rid of them, but they continue their existence, somewhere. That's the nature of material things; they're difficult to destroy. The pyramids built by our distant ancestors are still there; and our nuclear power plants, our highways, our concrete buildings—I wonder if what will remain of them in ten or fifteen thousand years will inspire admiration in our descendants. I doubt it!
* Gene Keys: literally, genetic keys. I used the French translation to refer to the 64 aspects of human personality described by Richard Rudd (which correspond to the 64 codons of the human genetic code, the 64 hexagrams of the I Ching, and the 64 gates of Human Design). I kept the English "Gene Keys" to refer to the system and teachings developed by Richard Rudd, the organization he established to disseminate them, and the title of his book.
* Shadow, Talent, Siddhi: The foundation of the Gene Keys system developed by Richard Rudd, The Spectrum of Consciousness reveals that each of the sixty-four aspects of human personality (symbolized by a genetic key, a hexagram of the I Ching, or a gate of Human Design) comprises three fundamental attitudes that correspond to three levels of consciousness: a negative attitude (that of the victim): the shadow; a positive attitude (that of the being on the path): the talent; and an awakened attitude (that of the accomplished being who has transcended the duality of the other two): the siddhi. Each genetic key has six lines (the six lines of the I Ching hexagram), which add their particular colouring and determine a specific strategy for managing each aspect of our personality.
* Mahayana (Sanskrit): Lit. Great Vehicle. One of the two major branches of Buddhism—along with Theravada, or Early Buddhism—that developed in India from the first century BCE. Mahayana encompasses all the later schools of Buddhism that subsequently spread to China, Japan, and Tibet. While Theravada primarily emphasizes monastic life and individual liberation, the Mahayana follower aspires to enlightenment in order to work toward the liberation of all beings. This attitude is embodied by the bodhisattva, whose principal virtue is compassion.
March 1, 2020, Chiang Mai
